Méthode · Dossier Médicis, état 17 octobre 2026
Une lecture doit montrer ses appuis.
La proposition de 1610 repose sur une table de chiffre, la distinction des glyphes et des raccords contextuels. Ces trois sources d’information n’ont pas la même force.
La table et les homophones
Le rapprochement est fait avec une table du manuscrit Français 3462, vue 112 sur Gallica. Elle combine plusieurs signes possibles pour une même lettre, des valeurs qui représentent des syllabes ou des mots, des nombres et des nulles. La copie du tableau ne suffit pas : il faut encore attribuer chaque forme manuscrite à la bonne entrée.[3]

Les identifiants A1, A2… désignent les homophones de la colonne claire A, de haut en bas. Ils permettent de distinguer des formes que les anciennes transcriptions réunissaient sous un même « y », « c » ou « m ». Une valeur unique est conservée par identifiant de glyphe ; la valeur ne change pas simplement pour rendre une occurrence plus plausible.
Lire la clef en pratique
Une table homophonique offre plusieurs signes pour une même lettre. Ici, A1 et A2 sont deux formes proposées pour A ; D1 et S3 sont deux signes différents malgré une transcription sommaire en « t ». Il faut donc comparer des formes, pas seulement remplacer des lettres tapées au clavier.
Le nomenclateur ajoute des raccourcis. Les propositions a, → ce, x, → en, y, → et, 4 → Sa Sainteté et 41~ → leurs permettent de lire des unités de longueur variable. L’orthographe « leurs » est conservée dans la lecture brute ; les deux occurrences 41~→leurs ont été choisies explicitement, sans certifier tout le tableau.
L’exemple D1–I2–M4–P2–R1–U3–D1–x,–a, propose D–I–M–P–R–U–D–EN–CE. Ce n’est pas une démonstration indépendante : I2 et U3 sont désormais des choix explicites de Brice ; la fusion U3 reste documentée. Les images et les notes sont consultables dans f17 L2.
Les décisions qui changent la lecture
- Une fusion documentée. Dans f17 L2, les anciens segments 16 et 17 (rangs à partir de 1) forment
tu, un seul glyphe proposé comme U3. Il y a donc 99 anciennes boîtes, mais 98 glyphes édités. Aucune autre insertion ou suppression n’est masquée. - Deux t différents. Le signe à croix simple est rapproché de D1 ; le t à boucle de S3. Les confondre sous une seule valeur détruisait les lectures « imprudence » et « timidite ».
- Trois formes voisines distinctes. Le d droit est rapproché de P3, le delta non barré de M4 et le delta croisé de R3. Leur séparation intervient notamment dans « trop » et « arogance ».
- Une virgule n’est pas toujours une frontière. Des entrées comme EN et CE peuvent compléter l’intérieur d’un mot : « imprudence », « malice », « arogance ».
- Les surlignements sont conservés. Un code surligné absent de la table applicable ne retombe pas sur le nombre simple. L’ancien repli de 72~ vers 72 ou de 79~ vers 79 produisait des mots sans appui pour ces occurrences.
39~ → le est choisi explicitement dans la relecture. j, → de reste indécidable : la description « J petite barre » ne confirme pas cette entrée. Elles sont documentées dans les notes et dans les cases concernées, sans effacer l’historique de la recherche.
Quatre valeurs désormais corroborées
Les quatre valeurs ci-dessous ont d’abord été proposées par le contexte. Dans son retour transmis le 17 octobre 2026, Satoshi Tomokiyo indique une lecture concordante. Cet appui porte sur les valeurs numériques ; il ne valide pas à lui seul tous les homophones ni l’identité complète de la clé de Marie.[7]
| Code surligné | Valeur proposée | Occurrences | Appui contextuel |
|---|---|---|---|
72~ | que | 2 | « ambition que » / « bien que Sa Sainteté » |
79~ | re | 1 | Préfixe de « recognoissant » |
86~ | se | 2 | « ce se-ra » / « foible-s-se » |
90~ | tion | 1 | Suffixe de « ambi-tion » |
Bilan des pistes et des essais
| Piste | Résultat consigné | Portée |
|---|---|---|
| Retrouver une lettre sœur plus longue | Premier lot d’images différent de la pièce attendue. | Une piste documentaire, pas un déchiffrement de nos lettres. |
| Lire l’alphabet en blocs sur la première transcription | Pas de français suivi, score dans le bruit de comparaisons. | Échec de cette hypothèse sur ce relevé ; pas preuve que toute substitution serait impossible. |
| Appliquer le premier relevé de la vue 112 | Quelques entrées du nomenclateur cohérentes, alphabet encore mal lu. | La présence de la table ne valide pas son relevé. |
| Contraintes de table, mots probables et choix par occurrence | Fragments et meilleurs scores, avec risque de surajustement. | Explorations ; ne valent pas contrôles indépendants de la lecture C10. |
| Alignement manuel C10 | Lecture suivie proposée, 11 réserves et 6 occurrences inférées. | Traçabilité établie ; corroboration complète encore absente. |
Cette synthèse reprend le journal de recherche C00–C10. Aucun essai n’a été relancé pour construire le site ; les résultats sont présentés avec leurs paramètres et leur portée historiques, sans transformer une exploration ancienne en validation nouvelle.
Trois niveaux de vérification
Lire les formes. Une première relecture compare les signes avec les homophones de la table, en gardant séparés choix explicites, descriptions de formes et observation des barres. Les choix acquis ne sont pas propagés automatiquement aux autres occurrences.
Tester une lecture avec son contexte. Huit points ont été réexaminés : trois jugés possibles, cinq indécidables. Le C proposé dans « recognoissant » reste possible face au choix B antérieur ; aucun avis n’est effacé pour obtenir le mot attendu.
Confronter à une lecture experte. Le retour de Satoshi corrobore quatre valeurs sur six occurrences et identifie l’image de la table Henri IV–Brèves. Les données gardent l’historique et distinguent cette corroboration de la preuve d’application aux lettres de Marie. Satoshi avait vu notre proposition : il s’agit d’un avis expert, pas d’une expérience aveugle indépendante.
Ce qu’il reste à vérifier
- Les formes encore ambiguës. Comparer les huit points aux occurrences et aux colonnes de la table : B d’ambition et de foiblesse, finale d’acompagnez, groupe DE, C/B et signes S.
- La finale LEUR/LEURS. Le retour de Satoshi donne LEUR ; Brice avait retenu LEURS. La lecture brute conserve ce dernier choix, en attendant une comparaison de la finale.
- L’application de la table. Contrôler le système complet sur un témoin déjà déchiffré, notamment Henri IV–Brèves, R2077, puis le comparer à Marie sans adapter les valeurs au sens attendu.
Une substitution homophonique peut donner plusieurs signes à une lettre, mais ne permet pas de choisir S ou Z pour un signe réellement identique selon le mot à obtenir. Une variante de clé demeure une hypothèse à vérifier, pas une explication automatique des contradictions.
Ce qui est établi, ce qui reste probable
L’alignement couvre 98 glyphes issus de 99 anciennes boîtes, avec une seule fusion documentée, tu→U3. Le retour de Satoshi ne modifie aucune lecture ni position : il ajoute un appui à six occurrences numériques. Les huit points réexaminés et les autres lectures de travail gardent leurs statuts.
Nous retenons un premier déchiffrement à notre connaissance, avec quelques caractères probables mais non confirmés. Le sens général nous paraît très vraisemblable. Nous ne présentons pas le texte comme résolu au caractère près, ni Satoshi comme ayant validé toute la lecture.